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Barbara Sarreau
(Marseille, France)

Chorégraphe, interprète et pédagogue

Après des études au Conservatoire de région de Paris, Barbara Sarreau, entre au Centre chorégraphique national de Créteil où elle rejoint la compagnie Maguy Marin pour être l’interprète dans May be, Cortex, Watterzoï et Ram Dam.

En 1995, sa rencontre avec le travail de Karine Waehner lui permettra, quelques années plus tard, de jeter les fondamentaux de son propre travail de chorégraphe.

Engagée au Centre chorégraphique national d’Aix-en-Provence, elle danse pour le Ballet Angelin Preljocaj dans Parade, Noces, Le spectre de la rose, Roméo et Juliette, le Petit Essai et Paysage après la bataille, elle devient l’initiatrice du développement pédagogique du ballet et elle ouvre des classes de danse contemporaine au Conservatoire d’Aix-en-Provence. Elle donnera par la suite des cours à l’école du Ballet National de Marseille.

En 1998, Barbara crée l’association SB03. Les lignes de force de sa recherche personnelle s’enrichissent au contact des personnalités comme Dominique Dupuy et Susan Buirge qu’elle rejoint dans la rigueur d’analyse du travail spatial, socle incontournable de la composition.

Avec SB03, Barbara Sarreau continue à inventer des formes nouvelles. Elle accompagne sa recherche sur la danse comme lieu du corps propre à y faire entendre quelque chose de son échappée – de la danse comme forme d’échappatoire qui serait le privilège du danseur – mais de tout à chacun aussi en tant que danseur possible. Comment alors mettre la danse en acte ? Comment défaire le privilège des plateaux et sortir du cadre des lieux de diffusion traditionnels ?

Toute l’approche de Barbara Sarreau consiste en une prise de conscience de la danse, un retour du geste à sa fonctionnalité première. Il s’agit alors pour elle de penser l’acte chorégraphique d’après le langage qu’il convoque, d’après les règles, les codes et la terminologie de la danse qu’il invoque – et qui se définissent selon le contexte historique, social et culturel dans lequel s’inscrit l’acte de danser.

Barbara Sarreau se réfère aux réflexions d’Elie Faure sur la « Cinéplastique » - MARCHE de composition mobile.

Entre l’écriture et la trace, Barbara Sarreau prend à nouveau le risque de re-explorer la mémoire de son propre corps et de son vieillissement de femme, de ré-entendre Nijinski parler de la frontière entre corps et langage texte.

Une étape très importante dans SB03 compagnie - une ligne imaginaire Nord-Sud, autour d’une convention de trois ans, à Bamako - Mali au CAMM et Marseille – France avec Marseille objectif danse du nom de TCHAKÉLA [creuser la terre]. De ce travail sont nés des mots, d’autres mots pour définir cette recherche, mots qu’elle expérimente aujourd’hui avec des danseurs qu’elle place ici ou là-bas, toujours autour de la notion de frontières, jusqu’à créer en 2009, la première pièce, Les Mots Aussi Peuvent Mourir. En 2010/ 2011, Ici, pièce cinéplastique-concert. En 2011, Lagune, oeuvre photo/chorégraphique dans le cadre de Dansem.

En 2010, sur l’invitation au Maroc des Beaux arts de Tétouan et de la galerie Vol de Nuit Marseille, pour le projet Borderline, avec Geoffroy Mathieu, photographe, ils élaborent La Ville Avance : Mon Héros - Gravats - Le Cube, espace photo/chorégraphique pour un danseur Marocain. Elle retrouve avec ses deux résidences, à Montréal au SMCQ et à Marseille au GMEM, les auteurs-comparses, Jean-François Laporte, compositeur/musicien, Sarah Veillon costumière, et Jean Tartaroli éclairagiste, pour donner l’œuvre : Mon corps jamais ne s’arrêtera de danser.

Crédit photo : Geoffroy Mathieu