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Rien ne se fait ni se partage seul.
Dansem, « dansons ensemble » réinvente donc chaque année son projet artistique,
né du dialogue, de la complémentarité, des affinités de sensibilités et des
goûts partagés avec beaucoup d’autres opérateurs culturels qui permettent à
cette douzième édition d’être un festival fort de vingt-deux propositions.
Le nombre ne fait pas la qualité, mais le réseau de connivence qui se définit ici,
fragment sorti de la société du spectacle, témoigne de la pertinence de ce qui
nous ressemble et nous rassemble.
Il démontre par ailleurs l’engagement du
transfert nécessaire entre l’oeuvre artistique (l’imagination, la recherche, la poésie)
et nous, membres de la société, citoyens…
Ce potentiel de rassemblement
en termes d’énergies, de savoirs, d’intelligences distinctes pour le travail de
l’art et ce bien au-delà de notre manifestation est sûrement un des socles sur
lequel les institutions et les décideurs politiques de la future capitale culturelle
européenne peuvent et doivent s’appuyer.
Sans cela tout resterait vide.
N’ayons pas peur d’approfondir notre sillon dans
la confiance et le respect mutuel de nos identités respectives.
Notre méfiance
à l’égard des modes éphémères, des rassemblements économiques plutôt
qu’artistiques, et portés par des intérêts personnels reste cependant intacte.
Les partenariats que nous fédérons chaque année depuis la première édition
de Dansem sont donc autant de fraternités d’actions qui relèvent de la même
volonté d’accompagner la démarche des artistes et de faire rencontrer les oeuvres
au public. L’espoir est de maintenir élevée l’exigence envers l’éducation et
d’oeuvrer en continu pour la tolérance des sensibilités et des autres cultures en
veillant encore et toujours à la liberté de nos droits comme de nos expressions.
Aucune jungle ne devrait exister ni à Calais, ni à Marseille, ni ailleurs ; aucune
Prison ne devrait être le refuge de l’étranger. Notre lieu de vie ne doit plus souffrir
de la folie des hommes envers la croissance, la richesse le progrès ou la sécurité.
Il faut maintenant trouver de nouveaux moyens d’action.
Empruntant à Serge Latouche, nous avons encore le temps d’imaginer, sereinement,
un système de vie fondé sur une autre logique : celle d’une société de
décroissance.
Venez nous rejoindre à Dansem, nous vous attendons.
Directeur artistique de L’Officina / Dansem
kkkk